‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 124 sur 391 · Ritler, Erdkunde von Asien, vol. YI, p · texte numérisé non relu

Ritler, Erdkunde von Asien, vol. YI, p

3. William Roxburgh, Flora indica. Serampore, 1832, in-8, vol. II, p. 513.

l-A nosii AU MO VI'. N AGE.

xi° siècle, (les Ghaznévides dans le nord-ouest de la Péninsule ; ce n’est même qu’à une époque relativement récente, au xvni0 siècle, qu’on en trouve mentionnée la culture. Tahcîn-Uddin, poète hindoustani de cette époque, dans le récit des Aventures de Kâmrûp, a eu soin de mettre des roses et des lis avec des hyacinthes et des violettes dans le jardin de la princesse Kala, que son héros voit en songe1 2, et Mir Haçan de Dehli, écrivain du même siècle, dans la description du Gulzar-i-Iram (Jardin d’Iram i*, parle aussi de la vue attrayante des roses qu’il v aperçut avec des milliers de tulipes.

Tandis que la culture de la rose était poussée si loin, dans les pays musulmans, que devint-elle, au moyen âge, chez les nations chrétiennes? Fut-elle, comme on l’a supposé 3, inconnue, au moins de

1. Les aventures de Kâmrûp, trad. par M. Garcin de Tassy. Paris, 1834, in-8, chap. III, p. 16. Au chap. XXII. p. 130, il est aussi question des « jardins embellis par les fleurs demi-épanouies de la rose rouge et blanche. » Il y là, sans doute, une licence poétique, car les fleurs que Tahcîn-Uddin place ainsi dans les jardins de Ceylan n’appartiennent pas à la flore de cette contrée, mais s'il n’en avait pas vu dans l’Hindoustan, il n’aurait point eu 1 idée d’en parler dans ses fictions.

2. Garcin de Tassy, Histoire de la littérature hindoui et hindousiani. Paris, in-8, vol. II, 1847, p. 493.

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