‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 125 sur 391 · Schleiden, Die Rose , p · texte numérisé non relu

Schleiden, Die Rose , p

CULTURE DE LA ROSE EN OCCIDENT

plusieurs d’entre elles, jusque vers la fin de cette époque ? Le fait est déjà invraisemblable à priori ; il est de plus en contradiction absolue avec le témoignage formel des contemporains. Il est difficile de mettre en doute que les roses dont ont parlé, au v° siècle, l’Africain Dracontius1 et le Gaulois Avitus2, au siècle suivant Ennodius3 4 en Italie, Grégoire de Tours * et Fortunat5 en Gaule, ainsi que, au vu® siècle, Isidore de Séville 6 et même l’Anglo-saxon Aldhelm 7, — je reviendrai plus loin sur ce qu’ils en ont dit, — aient bien été la fleur qu’avaient connue et chantée les anciens, et qui avait continué d’être cultivée d’une manière ininterrompue, quoique non générale peut-être, depuis les derniers temps de l’Empire romain.

Si ce n’est là qu’une induction, on ne peut en contester la légitimité, et l’on peut dire que, si la culture de la rose fut, conséquence de la destruction de l’Empire, négligée dans l’Europe romane, durant les premiers siècles du moyen âge, elle 11e disparut pas plus dans l’Occident que dans l’Orient ; elle devait d’ailleurs bientôt y être remise en honneur, et avec la culture des jardins, elle allait même, sous

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