‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 142 sur 391 · I.A IIO.SI'. AU MOYKN AGE · texte numérisé non relu

I.A IIO.SI'. AU MOYKN AGE

original dans tous les pays et traduit dans presque toutes les langues de l’Europe, ses préceptes peuvent être considérés comme l’expression exacte de ce que dut être dans les derniers temps du moyen âge la culture de la rose chez les nations romanes et germaniques. On ne la poussa point d’abord jusqu’à créer des espèces nouvelles et pendant longtemps on se contenta des roses blanches et rouges que l’on possédait depuis des siècles. On sut encore moins obtenir des roses remontantes ; mais comme on désirait néanmoins avoir ces fleurs en toute saison, on s'efforça de les conserver bien après l’époque de leur floraison. Le Ménagier de Paris donne une recette pour cc garder les roses en y ver 1 ». Elle consistait à mettre des boutons non encore complètement épanouis dans une bouteille ou un tonnelet, avec du sable ou sans sable ; on bouchait hermétiquement le vase, puis on le plongeait dans un courant d’eau vive.

Ce procédé primitif ne pouvait longtemps satisfaire ; les Géoponiques avaient d’ailleurs, ce qui valait mieux, indiqué le moyen d’avoir des roses précoces et en toute saison. Quand ce recueil précieux, mais resté ignoré de l’Occident jusqu’à l’époque de la Renaissance, y fut enfin connu, on mit en pratique les préceptes qu’il contenait; Mizauld les énumère longuement dans son livre De la culture des jardins1;

reciditur universa. Item quae rara sunt, possunt virgarum propagine reparari. »

Page 1