Vol. II, p. 52 et
2. Hortorum sécréta, cuLtus et auxilia. Lutctiac. 15.5. in-8, p. 48-49.
CULTURE DE LA ROSE JN OCCIDENT
avec les Géoponiques, il recommande en particulier, pour obtenir des roses de bonne heure, de mettre les rosiers dans des caisses ou des vases, tenus à l’abri du froid et à une bonne exposition. Ce sont aussi les préceptes du même recueil que l’auteur du Théâtre d’ Agriculture, Olivier de Serre, suivra pour la culture des roses et surtout des roses précoces1 :
Pour avoir des rozes de hastiveau ou fort primeraines, dit-il, convient avancer les Roziers par le fumier. Ce moyen est, qu’estans les Roziers plantés joignant quelque muraille au regard de Midi et par la à l’abri de la bize, soient au mois d’Octobre ou de Novembre deschaussez profondément, et la fosse remplie de bon fumier de cheval meslé parmi un peu de bonne terre; apres durant l'Hyver, tous les huict jours une fois, seront arrousés avec de l'eau tiede... Par telle adresse dans l’Hyver aurez des Rozes, pourvu que les préserviez des gelees, les tenant couvertes.
Les soins apportés ainsi maintenant à la culture des roses devaient finir par en multiplier les espèces; on en reçut d’ailleurs des contrées lointaines. La rose de Damas se répandit alors dans toute l’Europe ; il en fut de même de la rose musquée, venue comme elle d’Orient; d’après Mizauld 2, ces deux espèces étaient communes de son temps dans les jardins des gens riches. Claude Mollet connaissait
1. Le théâtre d’agriculture et mesurage des champs, Genève, 1639, in-4, p. 490.