Warnke, Pflanzen in Sitte, Sage und Gescliichte, p
2. Allusion à la propriété du lotus de fermer ses fleurs pendant la nuit.
3. « Les aiguillons acérés et les flèches aiguës de mes épines me blessent, et répandant mon sang sur mes pétales, les teignent d'une couleur vermeille », fait dire Azz-Eddin cl Mocadcssi à la'rose ellemême. Les oiseaux et les fleurs, allégories morales , traduites par (larcin de Tassy. Paris, 2P éd. 1876, in-8, p. 11.
LA ItOSE AL' MOYEN AOL.
qu’ils en ont fait ou dans les légendes quelle leur a inspirées.
Quand les Arabes pénétrèrent en Syrie et en Perse, ils furent frappés par la beauté et l’éclat des roses qu’on y cultivait ; cette fleur nouvelle fut pour ces fils du désert, émerveillés de son parfum et de sa grâce, comme plus tard pour les Turcs, plus qu’une fleur ordinaire ; elle eut à leurs yeux quelque chose de divin. L’admiration presque superstitieuse des Osmanlis pour la rose est connue. On rapporte qu’ils ne souffrent pas qu’on jette à terre les pétales de cette fleur vénérée b Quand par hasard ils en rencontrent, ils les ramassent soigneusement et, après les avoir approchés avec respect de leur bouche, ils les déposent dans la fente de quelque muraille, afin de les préserver de toute espèce de profanation.
Lorsque la rose était pour les Mahométans l’objet d’une si grande vénération, il ne pouvait manquer que des légendes se formassent autour de cette fleur si admirée. En voici une où elle est rattachée au souvenir de l’ancêtre de leur race. Abraham, ditelle, ayant refusé de sacrifier aux Divinités de la Chaldée, Nemrod le fit jeter dans une fournaise ardente. Mais Dieu ne permit pas que le feu lui fit aucun mal ; à la place où se trouvait le patriarche, il fit jaillir une source d’eau fraîche et pousser des roses et d’autres fleurs, et il envoya l’archange Gabriel, qui resta près du patriarche jusqu’à ce que