‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 148 sur 391 · Rosenberg, Rhodologia, p · texte numérisé non relu

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LA HOSli DANS LUS LEGENDES DE L OKI K NT. 199

le feu fût éteint1. Nous rencontrerons clans l’histoire de la rose chez les nations chrétiennes une légende analogue, dont l’héroïne est la fille même d’Abra-

ham.

L’histoire de Mahomet est aussi mêlée à la légende des roses ; suivant une tradition qui a cours chez les Turcs 2, mais qu’on rencontre également chez les Persans, la rose, conception plus singulière que gracieuse, serait née de la sueur même du prophète. D’après une autre tradition, sur la prétendue tombe d'Ali — le rival de Mahomet ne pouvait être oublié dans la légende des roses — , près de l’antique Bactres, se voient de merveilleuses roses vermeilles, qui surpassent en beauté et en parfum toutes les autres, mais cpii ne peuvent aussi, dit-on3, être transplantées ni croître ailleurs.

Ces traditions ont évidemment pris naissance chez les Persans ; ce peuple, à l’imagination inventive et gracieuse, a entouré la rose, cette fleur qu’il a aimée et chantée entre toutes, de légendes qui rappellent parfois les légendes germaniques ou romanes ; c’est ainsi que la rose est, comme dans ces dernières, devenue l’emblème et le signe de la chasteté conservée. Le Livre du perroquet, du poète Nachshebi, raconte qu’un guerrier, réduit à la

1. G. Weil, Biblisclie Legenden der Muselmanner. Frankfurta.-M., 1845, in-12, p. 75. Cf. J. von Ilammcr, liosenül. Wien,

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