‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 150 sur 391 · Joseph von Hammcr, 0/>. laud., p · texte numérisé non relu

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LA 110SE DANS LA POESIE DE l’oRIENT.

blanches comme le lait sont pénétrées du parfum de l’ambre. . . Colore des teintes du safran tes jasmins 1 . . . Conduis l’eau limpide au milieu des plates-bandes..., les roses y rougissent comme des lampes allumées.

Djelal-eddin-Roumi, au xm° siècle, ne montre pas moins d’enthousiasme ni d’affectation dans son élog-e de la rose :

C'est aujourd’hui, dit-il2, le jour de la joie, la saison de la rose... Le bocage sourit, les narcisses sont enivrés de la splendeur de beauté et de l’éclat de la rose. La langue des lis raconte à l’oreille des cyprès les secrets du rossignol et de la rose. Le monde ne saurait comprendre tout ce qu’est la rose, l’imagination ne saurait concevoir la rose. La rose est un messager du jardin des âmes ; la rose est un monument de beauté. La sueur du prophète s’étale en perles sur la rose 3 ; la rose est une pleine lune faite de nouvelles lunes. Une vie nouvelle agitera l’esprit, aussi souvent qu'il sentira le doux parfum de la rose. Comme Abraham anima de son souffle les oiseaux, au souffle du printemps naît la rose.

Hafiz aussi, l’Anacréon de la Perse, a chanté la rose comme la plus charmante des Heurs. Djelaleddin Roumi avait fait prendre le deuil aux violettes, « parce qu’elles sont séparées de la rose4 », Hafiz nous les montre se prosternant devant elle pour

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