Schleiden, Die Rose, p
LA II O S H AL’ MOYIÏN AGE
1 adorer. Mais la reine des fleurs a surtout été poulie poète voluptueux, malgré les épines qui l’entourent ’, l’emblème et la compagne de la joie et du plaisir :
« Dieu nous garde, s’écrie-t-il dans un de ses ghazels 1 2, de renoncer au vin dans la saison des roses. »
Amis, dit-il ailleurs3, les jours des roses sont venus, le mieux maintenant est de se réjouir.
Et dans un autre ghazel4 :
C'est la fête des roses; échanson, apporte du vin ! Qui jamais dans la saison des roses s'assit près d'un verre vide... saisis joyeux l'occasion en ce jour de la rose! Cherche la gaieté près du vin : n’es-tu pas du reste amoureux ?
Maintenant, dit-il encore 5, que les roses déplient leur centuple corolle et que le calice des narcisses nous offre, enivré, sa coupe, heureux entre tous est celui qui, affranchi de tout souci, s’en va, semblable à une bulle de vin, bondissant dans la salle des festins.
Comme son émule de la Grèce, Hafiz, « la rose
1. « Ilafiz, dit-il dans un de ses ghazcls, où est le buisson de roses qui n’ait pas d’épines ? »
2. Der Diwan von Mohammed Scliemsed-din Hafis, aus dem Persischen iibersetzt von Joseph von Hammer. Stuttgart. 1812, in- 12, vol. II, p. 181, XXV, v. 1-2.