‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 154 sur 391 · Der Diwan von Hafis, vol. II, p. 531, XXXIII. v · texte numérisé non relu

Der Diwan von Hafis, vol. II, p. 531, XXXIII. v

LA ROSE DANS LA POESIE DR l’oIUENT.

ou encore que « confuse de 1 éclat de ses joues, la rose de dépit se couvre de gouttes de sueur1 ». Et dans un autre ghazel, devançant Gongora et les eultistes du xvn° siècle :

Les boutons de rose, chante-t-il2, referment leurs calices par toi couverts de honte ; les hyacinthes rougissent enivrés de ta présence. Ah ! comment la rose pourrait-elle se comparer à toi? L'éclat que le soleil lui donne, tu le donnes, toi, au soleil.

La rose était devenue un élément tellement indispensable à la poésie persane que Saadi, voulant composer un recueil de sentences morales et religieuses, n’a pas cru mieux faire que de lui donner le nom de « Jardin ou Parterre des roses » — Gulistan 3. — 11 se représente, au mois d’avril, dans un verger plein d’arbres magnifiques et de fleurs parfumées, au milieu desquelles chante le rossignol, mais il n’oublie pas que toutes ces choses si douces sont périssables et il olfre à son ami, en échange des roses, des basilics, des hyacinthes et des amaranthes, dont il avait rempli le pan de sa robe, le livre du « parterre des roses », sur les feuilles duquel le vent de l’automne n’étend pas sa violence et pour lequel les révolutions du temps ne changeront pas les plaisirs du printemps en tristesses de l’automne.

Un autre poète qui florissait au milieu du xm° siècle,

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