Garcin de Tassy, Op. laud., vol. 11, p. 475 et suivantes
21 G I.A «OSE AU MOYEN AO E
de la rose en bouton fait l'admiration du monde et lui donne le contentement. Assis au milieu des roses, tous se revêtent d’un vêtement printanier.
Et après avoir énuméré les divers arbres ou plantes dont les fleurs parfument alors les airs ou parent les jardins, tels que les maulsari (Mimusops elenpij , les manguiers, les jasmins jaunes, etc., le poète dit que « la rose — il s’agit de l’espèce à cent feuilles — les illumine, en y montrant réunies « les couleurs de l’amant et de sa maîtresse1 », et en y répandant un parfum qu’on sent jusqu’au Ivhoutan2.
Son cœur se dilate, ajoute-t-il, quand il se promène au milieu des roses, ou qu'avec ses amis il boit un vin couleur de rose.
Ailleurs3 il nous montre une jeune fille plaçant une rose à son oreille, tandis qu’une autre en attache un bouquet à son corsage. Il vante aussi la Séoli — la rose glanduleuse4 — « qui remplit les jardins de son éclat ».
Ainsi la rose à cent feuilles et ses variétés ont fini par pénétrer à la fois dans la culture et dans la poésie de l’Hindoustan ; toutefois ce n’est que longtemps après la fin du moyen âge que j’ai réussi à en trouver