Der Diwan von Hafis, vol. II, p. 23, XIV, v
3. Anszari, Wamik und Asm, das ist der glühende und die kühlende, übçrseUt von Joseph von Hammer. Wien, 1833, in-8, p. 17.
LA H OS U AL' MOYBN AOK.
ou rose blanche Son visage, remarque l’un d’eux, rougit comme la rose pourpre au lever de l’aurore.
Sa taille élancée, dit Anszari1 2, se balance comme les bosquets de roses et les moissons d’œillets au souille du printemps.
Et Djami n’a pas hésité à dire d’une de ses héroïnes, Suleika, que « la rose de son bonheur s’épanouit dans toute sa fraîcheur»; il parle également d une « rose cueillie sur le rosier de l’espérance 3 » .
Mais les poètes orientaux ne se sont pas bornés à comparer leur amie à la rose, ils comparent aussi, ce qui leur est particulier, la rose à leur amie. Nous avons vu 4 un poète arabe dire que le bouton de rose qui s’entr’ouvre est semblable aux lèvres d’une jeune beauté ; on pourrait croire que c’est là une simple imitation de vers connus du persan Ànwarî 5 :
La brise embaumée du matin répandait sur ce parterre une odeur suave ; le jasmin qui l'ornait avait les charmes des joues de ma maîtresse ; le bouton de la rose entr’ouvert par le zéphyr matinal était semblable à la jeune beauté qui entr’ouvre à demi les lèvres pour sourire à son ami.
1. Joseph von Hammer, Geschichte der scliônen Redckünste Persiens, p. 29-32.