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comme leurs devanciers de la Grèce <*t de Rome, le symbole do la beauté et de la grâce, ils lui ont donné une vie réelle et ont placé à côté d’elle le rossignol comme son admirateur et son ami.
Cette fiction des amours du rossignol et de la rose, dit Joseph von Hammer *, est un des mythes les plus anciens et les plus gracieux de la poésie persane, un mythe aussi gracieux et aussi ancien que les bocages de roses de l'Iran, où, déjà avant Firdousi, le rossignol s'exprimait en pehlvi * ou en zend1 2 3. La rose aux cent feuilles ( Giil sad hercj') est la reine de beauté dans l’empire des fleurs, le rossignol aux mille voix ! Hesar das islan ), le roi des oiseaux chanteurs, et tous deux sont les compagnons du printemps, la saison de la jeunesse et de la joie. Alors la rose brille dans son orgueil et sourit dans sa joie, tandis que le rossignol gémissant et suppliant dit à la nuit les douleurs de son amour. Là où fleurissent les roses, gazouillent aussi les rossignols, sans cesser, sous les mille formes changeantes de leur chant harmonieux, de déclarer leur amour à la rose, tandis que celle-ci se réjouit, insoucieuse, de la vie, et ne prend pas garde à la plainte attristée du rossignol. Sans trêve ce dernier, quoique non payé de retour, chante de son amour, et, modèle d’amour et de fidélité, il invite à l’amour le voyageur. Aussi est-il à vrai dire la seule