‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 163 sur 391 · I.A II OS H Al' MOYEN AO li · texte numérisé non relu

I.A II OS H Al' MOYEN AO li

qu'au retour du printemps le rossignol :i dans le bocage avec la rose'.

Mais c’est Ferid-eddin-Attar, qui le premier a donné à cette gracieuse fiction tout son développernen ; dans la Diète des oiseaux, il nous montre « le rossignol ivre d’amour » et, ravi par la beauté de la rose, oubliant abîmé dans sa passion sa propre existence :

Je ne pense, dit-il1 2, qu'à l'amour de la rose, ne désire rien que la rose... Le rossignol suffît à la rose ; pour lui s'épanouit sa centuple corolle. A mon gré la rose fleurit et me sourit avec une douce joie. Quand elle me sourit dans sa fleur, la joie éclate sur mon front. Que serait une seule nuit passée loin de ma bien-aimée ?

Ces derniers vers nous montrent clairement le sens de l’allégorie qui se cache sous cette fiction : gui — la rose — n’est autre que l’amie du poète, bulbul — le rossignol — le poète lui-même. Ce sont ses amours que celui-ci raconte ou chante sous ces noms empruntés ; c’est là « le secret, comme s’exprime Djelal-eddin-Roumi 3, que la langue du lis raconte à l’oreille des cyprès ». C’est ainsi que Hafiz en particulier a entendu les amours du rossi-

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