Voir plus haut, IIe partie, chap. i, p
3. De peccalo. cap. 10. Dans une épitre adressée à LLbanius. Basile parait dire, au contraire, que la nature a donné des aiguillons aux roses pour exciter le désir de ceux qui les cueillent.
4. Surrexerat ante lloribus immixta terrenis sine spinis rosa et pulcherrimus llos sine ulla fraude vernabat. Hexameron. cap. xi.
5. Milton a soigneusement conservé cette légende, quand il parle
Elles n’auraient apparu qu’après la désobéissance d’Adam et d’Ève, fiction qui devait être la source d’innombrables comparaisons.
L’un des poètes les plus anciens qui aient décrit le Paradis terrestre, Dracontius, nous montre Adam et Ève se promenant dans ce jardin délicieux « au milieu des Heurs et des vastes bosquets de roses » '.
L'hiver, dit-il ailleurs2, y produisait des roses; en plein été s’épanouissaient encore les lis empourprés ; toutes les Heurs y étaient parfumées et jamais l'éclat des violettes à la pudique pâleur ne s’y ternissait.
Les lis, chante également Avitus3, y brillent sans que le soleil les flétrisse, aucun souffle n'y ternit les violettes et les roses vermeilles y conservent toujours une grâce inaltérable.
Dans la description du Paradis que Madoïnus4 adresse à son ami Théowulf, l’évêque du vin0 siècle décrit aussi ce séjour de délices et ses ruisseaux au
des ileurs de toute nuance et de roses sans épines qui remplissent les vallées de l’Eden :
Flowers of ail hue and without thorn the rose.
Paradise lost, Look IV, v. 256.