‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 179 sur 391 · Hiems horrens, aestas torrens illic nunquam saeviunt · texte numérisé non relu

Hiems horrens, aestas torrens illic nunquam saeviunt

Flos purpureus rosarum ver agit perpetuum,

Candcnt lilia, rubescit crocus, sudat balsamum.

Rhylhmus de gloria paradisi, v. 13-15, éd. Migne, vol. LI,

ni les frimas de l’hiver, ni les chaleurs de l’été ; un printemps éternel y produit sans cesse la fleur vermeille de la rose; sans cesse y brillent la blancheur du lis et la pourpre du safran et sans cesse y coule le baume.

Adam de Perseigne dépeint également le « jardin du ciel » comme rempli de fleurs mystiques au milieu desquelles brille la « rose d’amour » \ Et un vieux poète italien, dans la description de la « Jérusalem céleste » 2, la montre arrosée par un beau fleuve, dont les rives sont ombragées d’arbres verdoyants et embellies de lis, de roses, de violettes et d’autres fleurs qui exhalent les plus doux parfums.

La rose ne fut pas seulement considérée par les écrivains mystiques du moyen âge comme la parure

p. 915-16. Migne en avait fait d'abord le chap. xxvi du Livre

des méditations de saint Augustin.

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