‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 180 sur 391 · Fragmenta Mariana (Migne, Patrol., vol. GCXI, p · texte numérisé non relu

Fragmenta Mariana (Migne, Patrol., vol. GCXI, p

2. ... per rneco un bcllo flumo ge cor Lo quai e circundao di rnolto gran verdor 4D albore et de çigi e d altre belle flor

De rose et de viole ke rondo grande odor.

De Jérusalem celesti et de pulcritudine ejus , etc., v. 89-92. Mussafia, Monumenti anticlii di dialetii ilaliani. Sitzungsberichte der Akademie der Wisscnscliaften. Wien, vol. XLVI (1864), p. 137. (Il faut rapprocher de cette description celle du jardin céleste dont parle Jacopone de Todi, avec ses forêts chargées de fruits, ses ruisseaux qui fuient parmi les gazons et les fleurs. Ozanarn, Des sources poétiques de la Divine Comédie ( 'Œuvres complètes, vol. Y, p. 418).

LA ItOSE AU MOYEN ACE.

et l’ornement du paradis et du ciel, ils la regardèrent encore comme le prix de toute action noble et belle, l’emblème de ce qu’il y avait de plus auguste et de plus vénéré dans les croyances chrétiennes. C’est ainsi qu’elle devint le symbole et l’apanage de la Vierge et du Christ.

A l’exemple de saint Paid qui exhortait les fidèles à acquérir par une vie exemplaire « une couronne de gloire incorruptible1, » saint Cyprien encourageait les confesseurs et les martyrs de son église à gagner de blanches couronnes de lis et des couronnes vermeilles de roses.

Dans les camps célestes, écrivait-il2, la paix et la lutte ont leurs fleurs propres, dont le soldaL du Christ se couronne dans sa gloire.

Et rappelant dans un autre ouvrage que jamais Dieu ne laisserait nos mérites sans récompenses.

A ceux qui vainquent dans la paix, disait-il 3, il donnera, en retour de leurs bonnes œuvres, une couronne de lis blancs ; à ceux qui triomphent dans la persécution, en récompense de leur mort, il accordera une couronne de roses vermeilles.

Page 1