‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 182 sur 391 · Acta sanctorum, vol. III, p. 646, c · texte numérisé non relu

Acta sanctorum, vol. III, p. 646, c

Jorf.t. La liose.

2\ 2 LA noSE AU MOYEN ACE.

l’image du sang ou plutôt le sang même du Seigneur *. Si Walafrid Strabus se borne à remarquer que le Christ « a coloré les roses par sa mort* », un poète latin du xiv° siècle, reprenant la tradition de saint Ambroise, salue « la rose du sang sorti à torrents de la chair divine du Sauveur 3 ». Les mvsti-

ques parlent à chaque instant du « sang couleur de rose du Christ4 ». « L’effusion de son sang sacré, dit de Jésus l’auteur de la Vigne mystique'", a rougi les feuilles de la rose sanglante de sa souffrance ».

Et un poète du xve siècle compare à des roses vermeilles les cinq plaies sanglantes par lesquelles le Christ a racheté tous les hommes ,J. Le piétisme

1. « Carpis rosam, hoc est, domini corporis sanguinem ». Commentarium in psalmum 118.

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