Mein Ilerz, das ist um dich so roth
Ftir dich trag ich die Rosen Ich brach sic dir im Liebestod,
Als ich mein Blut vergossen.
Des Knaben Wunderhorn, Berlin, 1873, vol. I, 61.
LA nos 11 AU MOYEN AGE.
elle en fut la compagne inséparable, comme l’emblème habituel. Chaque fois qu’elle se manifeste aux hommes, des roses naissent sous ses pas. Des roses sont sa parure accoutumée. Suivant une tradition, peu ancienne il est vrai, quand Marie monta au ciel, elle laissa son tombeau rempli de roses1. C’est à une rose aussi que depuis le xu° siècle la comparent le plus souvent les écrivains mystiques, poètes ou prosateurs.
Pour Fortunat, Marie n’est encore que la verge sortie de la racine fleurie de Jessé et qui porte des fruits2. Fulbert de Chartres ne voit aussi en elle que la verge dont Jésus est la fleur divine :
Jessé3 a produit une verge, et cette verge une fleur; sur cette verge repose l'esprit saint; la verge est la Vierge, mère de Dieu, et la fleur son fils.
Mais les choses changent quand on arrive à saint
1. Jacob de Voragine l’ignore encore : « Sepulcrum apcrientes. dit-il, corpus minime invenerunt, sed tantum vestimenta et sindonem reperunt ». Legenda aurea , rec. Th. Graesse. Dresdae, 1846. in-8. cap. cxix, De assumtione sanctae Marine Virginis. Dans la première moitié du xvic siècle, Ribadeneyra ne parle pas davantage de cette légende ; on la trouve déjà représentée cependant dans des enluminures du siècle précédent.