On la trouve encore dans l’hymne anonyme n
5. Tu es ilia speciosa, qua nulla est pulcrior, rubicunda plus quam rosa, lilio candidior.
Ibid., n° 228, I, v. 5-8. Cf. Man. lat. 1196, fol. 456a delà Bibl. Nat.
A rea virga primae, processit Maria.
Purpura ut viola, candens ut lilia.
matris Evae florens rosa Ibid., n° 224, 1, v. 1-3.
roscida ut rosa,
Ibid., nH 244, II. v. 4-6.
« Salut, rose suave, s’écrie Conrad de Gaming1, annoncée par le buisson de Moïse ». « Réjouis-toi, belle rose, dit un autre poète2 3, livre-toi à l’allégresse, ô rose unie maintenant aux lis ». C’est la « rose du ciel », lit-on dans un hymne2 ». Pierre Damien l’appelle également une « rose du Paradis4 ».
Les poètes provençaux et français ont rivalisé avec les mystiques latins. Pour Pierre de Corbiac, la Vierge est « une rose sans épines, la plus odorante des fleurs. »
Roza ses espina Sobre totes flors olens5.
Elle est pour lui encore « l’églantier que Moïse trouva verdoyant au milieu des flammes ardentes6 ».
Le trouvère Gautier de Coincy, cela se comprend de cet écrivain mystique, s’est complu à ces comparaisons de la Vierge avec la rose. Pour lui, c’est une