‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 190 sur 391 · Hofïm.v. Fallersleben, n° 60, st. 4, v · texte numérisé non relu

Hofïm.v. Fallersleben, n° 60, st. 4, v

8. Es ist ein Ros entsprungen Aus einer Wurtzel zart Aus Jesse kam die Art, Und bat ein blümleinbraclit

Mitten im kalten Winter.

Das Rôslein das icb meine Hat uns gebracht alleine Marie die reine Magd.

Ludw. Uhland, Allé hoch- und niederdcutsclie Volksliedcr. Stuttgart, 1845, in-8, vol. II, p. 176, n° 340.

9. Mittler, Deutsche Volkslieder, Frankf. a. M. 1856, in-8, 298, n° 368.

LA lt OS 15 DANS L15S LEGENDES CHRETIENNES. 255

roses que le printemps produisit jamais, plus salutaire au cœur et à l’esprit, plus secourable à l’heure de la mort. Un troisième, feignant que Dieu a donné à la « Vierge pleine de grâces » sept roses, emblème des sept principaux actes de sa vie, lui en a tressé une mystique couronne1.

Dans un autre lied, qui unit dans un même symbolisme le Christ et sa mère, celle-ci est représentée comme ayant apporte au monde trois roses d’une beauté sans égale; la première parut lorsqu’elle mit au monde Jésus; la seconde fut cueillie le jeudi saint, quand le Christ institua le sacrement de vie ; la troisième enfin s’épanouit, quand il rendit l’esprit sur la croix2.

Ce lied est du xv° siècle ; il offre un exemple curieux des images que la rose a fournies aux mystiques allemands de cette époque. En voici un autre non moins frappant, tiré de la littérature néerlandaise. C’est Bertha d’Utrecht3 qui parle. :

Mon fiancé, dit-elle4, voit avec complaisance les lis,

Page 1