‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 191 sur 391 · Die lelyen siet hi gaerne, die minre mijn · texte numérisé non relu

Die lelyen siet hi gaerne, die minre mijn

Als si te rechte bloeyen endc suver sijn.

Als die rode rosen daer onder staen,

So laet hi sinen sueten dau dacrover gaen.

Moll, Joannes Brugman, vol. II, p. 187.

LA ROBE AU MOYEN AU K

qui s’épanouissent dans leur beauté et leur pureté, et quand les roses vermeilles s’y mêlent, il fait tomber sur ces Heurs sa douce rosée.

Il s’en faut qu’on trouve dans l’ancienne poésie religieuse de l’Espagne ou de l’Italie cette abondance de comparaisons entre la Vierge et la rose ; Gonzalo de Berceo les ignore complètement. On en trouve, au contraire, comme un écho affaibli dans le refrain d’une des Cantigas d’Alphonse le Sage, où la Vierge est représentée comme la « rose des roses et la fleur des fleurs ‘w.

Si Juan Ruiz, l’archiprêtrc de Hita, l’appelle surtout une fleur — « fleur non ternie »' ou « la fleur des fleurs »1 2 3 4 — , il lui donne aussi le nom de « rose »\ Dans la vie de Marie 1 Égyptienne, imitée, il est vrai, d’un poème français, on rencontre également la comparaison de la Vierge avec la reine des fleurs :

Page 1