O bendicha fror e rosa
Del ave Maria de Santa Maria , str. 1636, 8.
Ce fut, dit la sainte, dans sa prière à Notre Dame1, chose merveilleuse que de l’épine sortit une rose et de celte rose le fruit par qui tout le monde a été sauvé.
La comparaison de la Vierge avec la rose et le lis se retrouve encore dans un cantique espagnol anonyme, mais évidemment fort ancien. La Vierge apparaît au vieux poète comme « plus belle que les fleurs », « plus remplie de grâce cpie le lis et la rose fleurie » 2.
Cette même comparaison ne se rencontre qu’assez tard et assez rarement chez les poètes italiens du moyen âge ; l’un d’eux, qui semble être de la fin du xiu° siècle, se borne à saluer la Vierge comme la « rose brillante du Paradis, plus odorante qu’aucun autre parfum » 3. Disciple et émule des mystiques du moyen âge, Dante ne pouvait oublier de leur emprunter une de leurs images les plus ordinaires ; un passage célèbre de la Divine Comédie représente la