‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 197 sur 391 · Waddingus, Annales minorum, vol. XIII, p · texte numérisé non relu

Waddingus, Annales minorum, vol. XIII, p

LA «OS H AU MOYEN AGE

sainte Agnès de Montc-Pulciano, la légende a pris une forme toute différente. Une nuit, rapporte Grégoire de Tours1, le diacre de la basilique où saint Julien était enterré entendit un grand bruit, comme si on eût ouvert et fermé la porte de l’église avec violence ; il n’y fit d’abord aucune attention ; mais le bruit ayant recommencé, il se rendit tout inquiet auprès du tombeau du bienheureux; quelle ne fut pas sa surprise de voir le pavé de l'église tout couvert de roses vermeilles, « aussi fraîches, remarque l’historien, bien qu’on fût au mois de novembre, que si on venait de les cueillir sur la branche ».

Deux ermites, attirés par la réputation de sainteté d’Agnès de Monte-Pulciano, étaient allés lui rendre visite2 3; après de longs et pieux entretiens, Agnès les reçut à sa table. Au moment où l’on servait le repas, ils aperçurent tout à coup, à leur grand étonnement, au milieu de l’écuelle placée devant la sainte, une rose d’une merveilleuse beauté et d'un parfum délicieux. On conte1 que des moines de Norwich ayant, vers la Saint-Michel, planté près du tombeau de saint Guillaume l’enfant une branche d’un rosier de leur couvent, ce rameau prit bien vite racine et se couvrit de fleurs, qui persistèrent jusqu’au jour de la Saint-Edmond (16 ou 20 novembre' . Un ouragan survint alors et les emporta toutes, une

1. De miraculis S. Juliani, cap. 46. (Miraculorum lib. II. p. 826, éd. Mignc.)

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