‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 201 sur 391 · Deditus illecebris vite factisque superbis · texte numérisé non relu

Deditus illecebris vite factisque superbis

Man. d’Erfurt, 44. Cf. Man. de Heiligenkreuz (A. Mussafîa, op. laud., I, p. 936, et III. p. 14).

4. D après le man. de la Bibliothèque nationale lat. 12593, n° 35, c’est la prière O interner ata.

LA ROSB AU MOYEN AGE

nier. Il mourut sans avoir pu, malgré son repentir, se réconcilier avec l'Eglise, et

Honteusement a granl misère En un fossé jeter le firent.

Mais Notre-Dame, qu’il n’avait point cessé d’invoquer au milieu de ses plus grands dérèglements, touchée de l’affront fait à son serviteur, apparaît par trois fois au doyen; elle lui reproche le traitement indigne infligé au clerc, et, comme marque de son mérite méconnu, elle ajoute qu’on trouvera une « fraîche rose » dans la bouche du mort. Le doyen et tout le peuple s’étonnent à cette nouvelle ; on se rend au lieu où le clerc était enterré, et, ô surprise,

Une rose fresche, novele,

Maintenant qu’il le deffoirent,

Troverent en sa bouche et virent1.

Ce fut sans doute aussi une rose que la fleur

Si fremiant et si florie

Com se lues droit fust espanie 2,

1. Comme l’avait fait Gil de Zamora dans son Liber Mariae, cap. V, n° 2, Gonzalo Berceo, cjui a raconté ce miracle, parle seulement d une fleur :

Y ssieli por boca una fermosa flor De mu y grant fermosura, de muy fresca color. Milagros de nuestra sennora, III, str. 112.

Page 1