‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 210 sur 391 · Ritter von Perger, Deutsche Pflanzensagen, p · texte numérisé non relu

Ritter von Perger, Deutsche Pflanzensagen, p

4. K. Müllenhoff, Sagen, Màrchen und Lieder der Herzogthiimer Schleswig, Holstein und Lauenhurg. Kiel, 1845, in-8, p. 358, n° 479.

LA JlOSIi AU MOYEN AGE.

aiguillons pour remonter au ciel ; mais Dieu ayant remarqué son dessein abaissa vers la terre les branches de l’églantier et en recourba les aiguillons. Suivant une autre version, ce serait Lucifer lui-même qui dans son dépit aurait recourbé les épines de l’arbuste1.

D’après une légende, qui a cours surtout aussi dans les pays germaniques, ce serait à un églantier que Judas se pendit, et c’est depuis lors que les aiguillons en sont courbés2. Enfin suivant une tradition qu’on rencontre également dans les mêmes contrées, la couronne du Sauveur aurait été faite de branches entrelacées d’églantier ; c’est pour cette raison que cet arbuste jouirait du privilège de protéger contre la foudre celui qui se met à l’abri sous ses rameaux3.

Tout autre est le rôle de l’églantier dans la légende suivante. Après avoir tué sa femme, qu il accusait h tort de lui être infidèle, le comte de Bergue fit exposer dans un désert les enfants qu’il en avait eus, afin qu’ils fussent dévorés par les ours et les loups. Mais la Vierge, prenant en pitié ces innocentes créatures, les entoura d’une épaisse haie d’églantiers, afin qu’aucune bête sauvage n’en pût appro-

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