‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 211 sur 391 · A. Ritter von Perger, op. laud., p · texte numérisé non relu

A. Ritter von Perger, op. laud., p

3. T. F. Thisellon Dyer, The Folk-lore of plants. London. 1889, in-12, p. 256. Inutile do rappeler que les traditions qui concernent la composition de la couronne d’épines varient avec les divers pays.

cher. Un jour qu'il était allé h la chasse, le comte retrouva ses enfants en pleine santé ; il reconnut alors son erreur, ramena chez lui les pauvres petits, et en signe de son repentir, il remplaça le sceptre cl’or qui était dans ses armes par un rosier sauvage1.

Dans ces légendes, c’est de l’églantier ordinaire (R. Canina L.) surtout qu’il s’agit; la suivante se rapporte à l’églantier rouillé (R. rubiginosa L.)2. Pendant la fuite en Egypte, la Vierge Marie étendit un jour les langes de l’enfant Jésus sur cet arbrisseau, et c’est à cette circonstance, dit-on, qu’il doit cette odeur vineuse ou de pomme de reinette qui le caractérise 3. De cet églantier ainsi sanctifié, des rejetons auraient été portés au loin ; l’un d’eux, d’après une tradition4, se verrait encore près de Marienstein en Alsace ; il porte un bouton, qui ne s’ouvre que dans la nuit de Noël, mais répand alors au loin un suave parfum et une vive lumière. En Souabe l’églantier rouillé porte le nom de « couronne d’épines du Sauveur », dénomination qui s’explique d’elle-mème, et les points rougeâtres qu’on

1. Montanus, Deutsche Volksfeste, p. 148 b, ap. Ritter von Pcrger, p. 237.

2. A. Ritter von Perger, op. laud., p. 239, la rapporte, lui, à l’églantier à fleurs blanches, sans dire, il est vrai, quel est cet églantier.

3. Friedrich, Symbolih urid Mythologie, vol. I, p. 402, ap. Schleiden, p. 97.

4. August Stôber, Sagen aus dem Elsass, n° 6. (Wolff s Zeitschrift fur deulsche Mythologie , vol. I, p. 402).

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