I.A nOSH Ali MOYEN AGE
du Rhin, le nom de Frigdorn — épine de Freya1,
et elle passe pour croître de préférence sur l’emplacement d’anciens bois sacrés2. Pendant tout le moyen âge, même quand la rose à cent feuilles eut été importée et cultivée en Allemagne, la rose sauvage ne cessa pas d’être chantée en même temps qu’elle par les minnesaenger. Il en fut de même en France, et il est souvent difficile de dire de laquelle des deux roses, la sauvage ou la cultivée, il est question dans les légendes, comme dans les vers des poètes. Il faut d’ailleurs distinguer entre les époques.
La rose cultivée est inconnue à notre ancienne poésie épique; cela se comprend; la culture de cette fleur était trop peu répandue dans les contrées où notre épopée nationale a pris naissance pour qu’elle y pût figurer; elle ne pouvait prendre place dans la description des luttes guerrières, matière principale de nos vieux poèmes, et elle ne se trouvait guère aux lieux où se tenaient les délibérations qui préparaient ou suivaient les combats des héros de notre ancienne poésie. C’est en plein air qu’elles avaient lieu, dans un « vergier», au pied ou à l’ombre d’un