La Chanson de Roland, v
6. Li roumans de Cléomadès publ. par A. von Hasselt. Bruxelles 1865, in-8, v. 6668-70, vol. I, p. 208.
LA IIOSB AH MOYEN AGE
Le verger tics anciennes épopées ne connaissait guère que quelques arbres forestiers ou cultivés1, les fleurs des champs émai liaient seules le pré verdoyant des premières pastourelles; le jardin' des poèmes chevaleresques et allégoriques, ainsi plus tard que des chansons populaires, a, comme le jardin qui avoisine d’ordinaire le château seigneurial ou la maison bourgeoise, une flore autrement variée; il est rempli d’arbres d’agrément ou à fruits", parfois même de végétaux exotiques4, et il renferme un certain nombre de fleurs cultivées5; au premier rang
1. Aux arbres dont il a été fait mention il faut ajouter l'orme ou ormel et l’ente :
Dedens l'aigue de Sore, droit deles un ormel.
Bueves de Commarcliis , éd. A. Scheler, v. 2623.
Et vient a Charlemaigne desoz l’ombre d'une ente.
Karls Reise, éd. Ed. Koschwitz , v. 795.
2. Il porte encore souvent le nom de « vergier », ou se confond avec celui-ci. Cf. Max Kuttner, Das Naturgefühl der Altfranzosen und sein Ein/luss auf ilire Dichtung. Berlin, 1889, p. 62.