‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 217 sur 391 · Ou vergier ot arbres domesebes · texte numérisé non relu

Ou vergier ot arbres domesebes

Qui chargeoient et coins et pesebes,

Cbastaignes, nois, pommes et poires,

Nelles, prunes blanches et noires,

Cerises fresches vermeilletes,

Cormes, alies et noisetes.

Roman de la Rose , éd. Fr. Michel, v. 1355-60.

4. C’est cil cui est cil biax jardins Qui de la terre as Sarrasins Fist ça ces arbres aporter.

Roman de la Rose , v. 595-97.

5. Le lis, la pivoine, l’ancolie, auxquels se joignent, au xive

figure la rose. Point de paysage poétique où celle-ci n’apparaisse désormais.

Au milieu des plantes rares, dont l’auteur de La Mort Aymeri de Narbonne a paré la plaine qui environne la ville d’Eselabarie, il n’a eu garde d’oublier la reine des Heurs :

Soz la cité est une praerie...

La croist la mente et la rose florie1.

Des rosiers « de roses bien cargiés » parent, avec les arbres les plus « chiers », le verger du Dieu d’amour, dans le Tableau de ce nom*. Guillaume de Lorris a assigné aussi à la rose une place d’élection dans le jardin qui occupe une si grande place dans son poème. Planté des arbres les plus divers et rempli des Heurs les plus gracieuses, il renferme

encore3,

en un long détor D’une haie clos tôt entor,

des « rosiers chargiés » de roses « savorées, »

siècle, la giroflée et la lavande, puis au xve, l’œillet. Voir plus haut deuxième partie, chapitre premier, p. 130.

1. V. 2423-25. Éd. J. Couraye du Parc. Paris, 1884, in-8, p. 105.

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