‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 218 sur 391 · Le Roman de la Rose, v. 1623-25 et · texte numérisé non relu

Le Roman de la Rose, v. 1623-25 et

Joret. La Rose.

LA nose Al’ MOYEN AGE,

Si beles ne vit homs sous ciaus.

Froissart aussi n’a point omis, dans le Paradis d'amour, de mettre des lis et des roses sur le bord du ruisseau où il va s’abandonner à sa rêverie \ Et des

Roses blanches comme lys et vermeilles

brillent entre toutes les fleurs allégoriques du Jardnn salutaire de Jean Joret1 2. C’est la rose aussi qu’on trouve dans les parterres fleuris des légendes germaniques.

Les burgs seigneuriaux de l’Allemagne possédaient un jardin comme les châteaux féodaux de la France3 4; comme dans ceux-ci également on y cultiva de bonne heure des arbres à fruits et des fleurs; la rose n’y manquait pas plus que le lis; mais, d’importation étrangère, elle dut être d’abord considérée comme un objet de luxe, quelque chose de rare et de précieux; il n’est pas surprenant aussi que la légende s’en soit emparée et qu’elle lui ait donné place dans l’épopée germanique rajeunie. C’est ainsi qu’a pris naissance, sans doute vers la fin du xm° siècle*, la

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