‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 219 sur 391 · Éd. J. -G. -A. Luthereau. Paris, 1844, in-8. p · texte numérisé non relu

Éd. J. -G. -A. Luthereau. Paris, 1844, in-8. p

3. Alvin Sclmltz, Dus hôfische Leben zur Zeit der Minnesànger, vol. I, p. 50. Cf. pl. haut, deuxième partie, chap. I. p. 140.

4. Ce n’est pas l'opinion de Schleiden qui attribue aux Iîoseti-

t.A ROSE DANS LES LEGENDES PROPANES. 291

tradition du parterre ou jardin des roses — Rosen- Lrarten — de Worms. Planté dans une île du Rhin

par la fille du roi Kibich, la belle Kriemhild, il avait une lieue de long sur une demi-lieue de large; un tilleul s’élevait au milieu, sous lequel cinq cents nobles dames pouvaient trouver un abri ; des roses éclatantes le remplissaient1. Il n’avait pour le protéger qu’un fil symbolique de soie2; mais douze héros en défendaient l’entrée; quiconque triomphait de l’un d’eux recevait en récompense de sa vaillance un baiser de la bouche même de Kriemhild et une couronne de roses.

La légende du jardin des roses de Worms se répandit vite en Allemagne; h son imitation on en attribua un au roi des nains Laurin3; il se trouvait près de Méran, dans le Tyrol ; il avait quatre portes, avec un tilleul au milieu et une enceinte formée d’un simple fil de soie, comme le Rosengarten de Worms.

garten germaniques une origine orientale, analogue à celle des gulistans persans, mais cette manière de voir ne soutient pas l’examen. « Der Rosengarten kann nicht vvolil eine altéré. Sage enlhalten », dit avec raison Gervinus, Geschichte der deutscken Dichtung. Leipzig, in-8, vol. II, p. 81. Cf. K. Gœdeke, Grundriss, 2e éd., p. 245. ,

1. Sie heget einen anger mit rôsen wol bekleit, der ist eincr mile lang und einer halben breit, dar umme gèt ein mûre, daz ist ein borte fin : trutz si allen fürsten, daz ir einer kume drîn.

Der Rosengarte , von W. Grimm. Gôttingen, 1836, v. 165-68.

2. « Symbolisch zu binden reichte ein... seidenfaden hin. » J. Grimm, Deutsche Rechtsalterthümer . Gôttingen, 1828, p. 182.

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