‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 223 sur 391 · M’ame la m’amie sivra En camp llori la trovera · texte numérisé non relu

M’ame la m’amie sivra En camp llori la trovera

Ou el queut encontre moi Hors.

Floire et Blanclieflor. Éd. Edél. du Méril. Paris, 1854, in-18, v. 777-79.

populaire1, j’attendrai mon fiancé; là, dans ce séjour éternel, est déjà prête ma couche.

Ce qui a assuré à la rose une si grande place dans les légendes et la poésie du moyen âge, comme de l’antiquité, c’est à la fois la grâce qui en a fait le symbole de la beauté, et cette circonstance que, apparaissant au moment où le printemps est dans toute sa splendeur, elle en a été considérée comme la compagne et l’emblème : comment, dès lors, n’aurait-elle pas été chantée par les poètes? Tous aussi en ont célébré le doux charme et l’ont saluée comme la parure de la saison des amours et des chansons. Un ménestrel anglo-saxon2 a dit d’elle qu’ « elle croît sur terre unique dans sa grâce ». Elle

Est sor totes Hors la plus belle,

1. Dort in jcncm Rosengarten Will ich mein Brautigarn crwarten ;

Dort in jener Ewigkcit Stelit mcin Brautbett schon bereit.

W. von Plônnies, Volksgesang ans déni Odenwald, ap. Schleiden, Die Rose, p. 142. .

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