Aenlic on eordhan tyrf wynlic veaxedh
Ràtsel, XII, v. 25-26 (G. W. M. Groin, Bibliothek der
engelsachsischen Poesie. Gôttingen, 1858, in-8, vol. II, p. 388).
LA HOSlt Al MOV H N AGE.
s’écrie un trouvère1 2. C’est encore, comme l’appelle une chanson des Dithmarses « la noble (leur»*.
Cet éloge de la reine des fleurs a retenti pendant tout le moyen âge; c’est seulement sous l influence de préoccupations étrangères au sentiment esthétique qu’on a paru déprécier la rose. C’est parce qu’il lui oppose la fleur mystique de l'obéissance, que l’auteur de la Vie de sainte Martine !, Hugo von Langenstein, a cru devoir la rabaisser. Et si, dans la Plaidoirie de la rose et de la vio/ete, Froissart place audessus de la première et de « toutes fleurs*» le lis *, c’est que ce dernier est l’emblème de la royauté et non parce que le poète le considérait réellement comme plus beau que la rose, qu’il met ailleurs — il ne faisait en cela que se conformer à la tradition — « sus toutes fleurs »3 4 5.
Comme les poètes romans, les poètes germa-
1. La Patenostre d’Amors, v. 39. (Barbazan et Méon, Fabliaux et contes des poètes français du xne au xine siècle. Paris. 1808, in-8, vol. IV, p. 44. Beaudoin de Condé ( Li contes de la rose, v. 343, ap. A. Sckeler, Les dits et contes de Beaudoin et de Jean de Coudé, vol. I, p. 145), dit de même
Rose est sor toutes Hors la fine.