‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 225 sur 391 · Sus toutes fleurs tient on la rose a belle · texte numérisé non relu

Sus toutes fleurs tient on la rose a belle

Paradis d'amour, v. 1627 ( Poésies , vol. I, p. 49).

LA llOSE DANS LES LEGENDES PROFANES. 297

niques ont été unanimes à assigner à la rose, et aussi bien à la rose sauvage qu’à la rose cultivée, le premier rang parmi les fleurs du printemps.

La bruyère, dit le minnesaenger Gotfrid de Nîfen1, s'est revêtue de sa ravissante parure, les roses en sont le plus bel ornement.

Dans la ballade danoise de « la fière Mettetil»2, les roses forment avec les lis la parure du jardin symbolique que « le noble Pierre » avait planté et qu’en son absence un cerf est venu dévaster, foulant aux pieds les fleurs et détruisant l’unique plante qui pouvait donner de la joie à son cœur. Les roses, il est à peine besoin de le dire, figurent encore au premier rang des fleurs qui servent à construire les demeures fantastiques que les poètes romans et ger-

1. Nust diu heide wol bekleidet mit vil wunneclichen klciden :

rôsen sint ir besten kleit.

Karl Bartsch, Deutsche LiedercLichter , p. 156, v. 51-53.

2. Ich hab gepflanzt ein Würzgârtlein mit Blumen und adlichen

[Rosen :

N un ist nocb andres dazwischen gewachsen, dieweil ich nach

[Rom gezogen.

In mcincm Garten ist gevvesen ein Hirsch der die Blumen

[hat niedergetreten,

Er hat mir verwüstet das einzige Kraut, das Freude meinem

[Herzen konnt geben.

Altdcinische Ileldenlieder. Balladen und Màrchen iibersetzt v. W ilh. Cari Grimm. Heidelberg, 1811, p 283, n° 69, v. 18-21.

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