‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 228 sur 391 · Bibl. nat. man. fr. 24369, v · texte numérisé non relu

Bibl. nat. man. fr. 24369, v

4. Gtrart de Vienne, ap. K. Barlsch, La langue et la littératuie françaises , p. 333, v. 19. Adenet le Roi, au contraire, fait fleurir les roses à la fin de juin :

Entour la saint Jean que la rose est florie

Berte, v. 36. Ed. Aug. Scheler.

LA ItOSI'. AU MOYEN AGE.

Ce fu en mai qu’il fait chaut et seri,

Que l’erbe est ver/, et rosier sont flori.

Adenet le Roi, dans Buevc de Commarchis, a également eu recours à l’épanouissement des roses, ainsi qu’à la longueur des jours, pour marquer le retour de l’été :

En esté quant li jour sont bel et lonc et clerc,

Que la rose est florie et bele a esgarder1.

Après avoir rappelé que le froid hiver est fini, que les nuits sont courtes maintenant et longs les jours, qu’un temps ravissant vient remplir de joie le monde entier, Nithard ajoute2 :

Un brillant spectacle s’offre à nos yeux, les roses, vraie merveille, ont paru sur la bruyère.

Mai vient avec sa multiple parure, s'écrie de son côté Gotfrit de Nîfen3 4, la douce bruyère se revêt et de fleurs et de roses vermeilles.

En tous pays, chante également un autre minnesaenger, Ulrich de Winterstetten *, monts et vallées sont

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