‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 230 sur 391 · Maie, sei wilkommen! Ail so weit die Welt ist · texte numérisé non relu

Maie, sei wilkommen! Ail so weit die Welt ist

Spriesset, ihr Rosenblumen ! Schleiden, p. 141.

3. Der zomer bracht in den hove zin Bedauwet menich bluemelin

Die gaven so wonnenlicben schin,

Das ze verlichten die werolt al.

Outlossen wart der zalden serin,

Darin so sach ich rosen fin vurich blenchcn zam ein robin ; van vruden zanc der nachtegal, da hoert man menigen rychen scal.

G. KalfT, Met Lied in de middeleeuwen. Leiden, 1884, in-8, p. 299.

LA II O SI! AU MOYEN AGI!

briller comme des rubis. De joie chante le rossignol, et l’on entend maint accent joyeux.

Voici la saison si douce de l’été, lit-on dans une vieille chanson danoise1; le froid hiver est passé; les roses et les lis s’épanouissent et les bois se couvrent d'une gaie verdure.

A Thann en Alsace, c’était la coutume qu’au premier jour de mai une petite fille, la « Rose de mai », toute couverte de fleurs et de rubans, parcourût les rues avec une amie chargée de recueillir dans une corbeille des dons, pour la fête du printemps, tandis que leurs compagnes chantaient2 :

Rose de mai, tourne-toi trois fois, fais-toi voir et revoir! Rose de mai, viens dans la verte forêt! Réjouissons-nous, mai nous ramène au milieu des roses.

En Provence, suivant une coutume très ancienne, dit César de Nostredame3, on choisit le premier mai

1. Her stunded saa blid en sommer i Aar, forgangen er Vinter hin kold :

der springer ud Roser og Lillier, og Skoven hon stander saa bold.

Vore Folkeviser fra middelaldcrcn. Studier over Visernes Aesthetik, rette Form og Aider af Joh. C. H. R. Steenstrup. Kjôbenhavn, 1891, in-8, p. 149.

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