‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 233 sur 391 · Les Chansonniers de Champagne , p. 89, n° 66, str · texte numérisé non relu

Les Chansonniers de Champagne , p. 89, n° 66, str

LA H OS U DANS LliS LEGENDES PROFANES. 305

pouvait être plus réaliste ni plus vulgaire, et la signification de la reine des fleurs plus rabaissée. C’est, au contraire, une joie toute pure que la vue des roses vermeilles, toutes couvertes de rosée au milieu de la verte prairie, inspire à un des héros de l’épopée allemande1 2, spectacle qui attire et charme ses regards.

De même, dans le roman de Guillaume de Palerne 3, la vision d’une rose offerte suffit pour éloigner la douleur du cœur du héros et y ramener la joie :

Si li ert vis Que de la chambre issoient fors Alixandrine et Meliors,

Dessi en droit a lui venoient,

Une rose li aportoient.

Tantôt com recevoit la flor,

Ne sentoit paine ne dolor,

Travail, grevance ne dehait.

Ce qui réjouit ainsi le cœur de Guillaume, c’est que la rose apportée par Alexandrine et Mélior lui apparaît, ce qu’elle était réellement, comme une marque de sympathie et d’affection. La rose était, en

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