I.A ROSE AU MOYEN AOE
effet, avant tout et surtout l’emblème de l’amour; en cueillir et encore plus en offrir était le signe d’un cœur épris ou capable de s’éprendre. C’est ainsi qu’une vieille chanson nous montre un amant, séparé de celle qu’il aime1,
Quant se vient en mai, ke rose est panie, Allant coillir par grant druerie,
pour apaiser sa douleur, cette fleur symbole de son amour.
« Où est la jeune fille qui m’aime tant? Elle est dehors dans son jardin et cueille des roses », dit un lied allemand2, montrant ainsi l’étroit rapport des roses et de l’amour. De même dans une chanson néerlandaise3, il est question d’une jeune fille dont le cœur est épris et qui va cueillir des roses vermeilles sur la bruyère. Même motif dans une romance espagnole4 :
1. Wilhelm Wackernagel, Altfranzôsische Lieder und Leiche. Basel, 1846, in-8, p. 84, n° 51, v. 1-2.