‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 237 sur 391 · Uhland, Schriften, vol. III, p. 2'i · texte numérisé non relu

Uhland, Schriften, vol. III, p. 2'i

2. Kurelac, Jacke, n° 50, ap. Potebnia, Obiasnenia, etc. (Explication des chansons populaires de l'Ukraine). Ivharkov, 1887, in-8, vol. I, p 488.

3. Plohl-Hordvig, Urvatske narodpiesne, n° 53, ap. Potebnia, op. laud., vol. II, p. 489.

4. Golovatzki, Recueil de chansons populaires , ap. Potebnia, op. laud. , vol. I, p. 488.

LA Il OSE AU MOYEN AGE.

Ne peut-elle s'épanouir, c’est la marque d’un amour dédaigné1 2 3; vient-elle à s’efl'euiller, c’est un signe d’abandon8. Les amants se jettent des roses* en signe d’afTection. C’est sous un bosquet de rosiers que l’amie attend son ami éloigné4. Si des amants jettent sur un cours d’eau des pétales de rose et que deux d’entre ceux-ci surnagent sans se séparer, c’est signe que leur mariage est prochain5.

Dans une ballade danoise, le noble Tidemand, ne pouvant gagner l’amour de la belle Blidelille, grave des runes puissantes sur des roses et les jette à la mer près du rivage où les porte le Ilot; la belle Blidelille trouve ces roses, elle les porte chez elle et les place sur sa couche6 *; mais voilà qu'à minuit elle s’éveille, violemment agitée par un songe; c’est l’amour du noble Tidemand qui pénètre à son insu dans son cœur. Ici les roses exercent une action magique qu’elles doivent peut-être à la présence des runes, et qui est inconnue aux autres traditions

1. Chanson tchèque, ap. Sobotka, Ixoslliristvo a jeho vyznam v narodnicli pisnich... slovanskych. VPraze, 1879, in-S.

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