‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 238 sur 391 · A. Ritler von Perger, Deutsche Pftanzcnsagen, p · texte numérisé non relu

A. Ritler von Perger, Deutsche Pftanzcnsagen, p

6. Dct var Jomfrud Blidelille, Tog hun op de Roser to, hungangerudmeddenStrand : Stak dem i Aermelin,

fandt hun dèr de Roser to, saa bar hun dem i Bure hjem, de Rôde ind for det Land : lagde dem paa Sengen sin.

Svend Gruntvig, Danmarks Folkceiscr i Udvalg. II. n° 23. Hr. Tidemands Rimer, p. 290.

romanes ou germaniques, dans lesquelles elles figurent.

Mais il n’était point besoin de runes pour que les roses servissent à gagner l’affection; le présent de ces fleurs était le plus agréable et le plus propre à l’obtenir. « Fleur, reçois cette fleur », dit dans un chant anonyme du xme siècle un ami à son amie, à qui il présente des roses1. C’est à cause de cette signification symbolique reconnue de tous qu’on offrait des roses à l’ami ou à l’amie dont on recherchait l’affection :

En no jardin je suis entrée Trouvay la rouse espanouye :

Si doucement je l’ay cueillie Et l’ay donnée à mon amy,

lit-on dans une chanson du xve siècle2. Pour gagner l’amour de sa dame, Froissart aussi se rend dans un jardin rempli de fleurs,

Et la une vermeille rose Coillit sus un moult vert rosier3,

et « sans point noisier » il va l’offrir à celle à qui il veut plaire.

Et la jeune reine du Châtiment des Dames de Fran-

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