‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 239 sur 391 · Chansons du xv= siècle , p. 74, n° 76, str · texte numérisé non relu

Chansons du xv= siècle , p. 74, n° 76, str

3. L’espinette amoureuse, v. 986-87. (Poésies, vol. I, p. 115.)

LA ItOSIi Al' MOYEN AGK.

ccsco da Barbcrino envoie une guirlande de roses au roi, signe de l’amour qu’elle lui donne et qu’elle lui avait d’abord refusé*.

Faisons chose plaisante, fait dire Nithard à un gai compagnon qui brigue la main d’une villageoise*; allons au milieu des fleurs cueillir des roses et tressons-en une couronne qu’en ce mois de mai nous porterons à la danse.

Une chanson allemande, plus récente1 2 3, il est vrai, parle aussi de roses cueillies et envoyées pour la danse des fiançailles par un ami à son amie. Un autre lied nous représente l’ami endormi dans un jardin, rêvant de celle qu’il aime et vers laquelle se reportent toutes ses pensées; mais à son réveil il n’aperçoit que des roses vermeilles; il en cueille ce qu’il peut et les donne à son amie, qui en fait une couronne et la lui place sur le front; longtemps cette couronne fait sa joie; enfin elle se fane; mais que lui importe, puisque celle qu’il aime est maintenant à lui4.

1. Del regimento e de’ costumi delle donne. Roma. 1815. in-8, p. 121.

2. Nu tuo wir gemelîchiu dinc unt gè wir in die bluomen brechen rôsen z’ einem kranz,

die wir in dem meien tragen zuo dem tanz.

Minnesinger, vol. III. p. 236 a.

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