Etiam rosas effort. » Epistol. lib. Y
3. « Quod jam egit radicem, roselum conciditur radicitus in virgulas palmarès et obrnitur. Ilaec eadem postca transfertur facta viviradix. » De agricultura, lib. I, cap. 35.
4. « Rosam fructibus ac surculis disponi per sulcos pedales convenit... Scd omnibus annis fodiri ante calend. Martias et interputari oportet. Hoc modo culta multis annis perennat. » De avboribus, cap. 30.
LA ROSK DANS l’aNTIQL'ITÉ.
et le tailler chaque année avant les calendes de mars; ainsi cultivé, remarque-t-il, il dure plusieurs années. Mais c’est, grâce à Pline surtout qne nous savons ce qu’était la culture de la rose chez les Romains et les préceptes qu’il a donnés devaient faire loi encore au moyen âge.
Pour le rosier, dit-il1 2, on travaille la terre plus profondément que pour le blé, plus superficiellement que pour la vigne. Il vient, remarque-t-il d'après Théophraste, très lentement de graine. . . aussi préfère-t-on le planter de bouture. Une seule espèce se plante comme le roseau par des yeux de racines ; c’est le rosier à Heurs pâles et à cinq pétales, à branches épineuses, très longues*... Tous les rosiers, ajoute-t-il encore d'après Théophraste, gagnent à être taillés eL passés au feu. La transplantation les fait, comme la vigne, pousser très bien et très vite ; on a des boutures de quatre doigts de long ou plus, — Pline suit ici Varron, — on les plante après le coucher des Pléiades3, puis lorsque le Favonius souffle, on les
1. « Fodiuntur altius quam fruges, levius quam vîtes. Tardissime proveniunt semine ... ob id potius caule conciso inseruntur ; et ocellis radicis, ut harundo, unurn gcnus inseritur. pallidae, spinosae, longissimis virgis, quinquefoliae, quae e Graecis altéra est. » Lib. XXI, cap. 10(4), 6.
2. Pline ajoute que « celte rose est la seconde des roses grecques » : que pouvait bien être cette espèce Hardouin a suppose que celait la meme que la graecula ; niais quêtait alors celle-ci ?
3. « Ornnis recisionc atque ustione proficit : translatione quoque, ut vitis, oplime ocissimeque provenit, surculis quaternum digitorum longiludinc, aut ampliorc, posl Vergiliarum oceasuni sata :
CULTURE BE LA ROSE BANS l’aNTJQUITÉ.
replante à des intervalles d'un pied et l’on remue fréquemment la terre alentour.
Pallaclius a peu ajouté à ce qu’avaient dit Varron et Pline. Comme ce dernier, il fait venir les roses de boutures ou de graines, qu’il prescrit de déposer en février dans de petites fosses ou tranchées1. Il recommande également, pendant ce mois, de fouiller par le pied, avec des sarcloirs ou des dolabres, les vieux plants de rosier et d’en couper avec soin tout le bois secs. Enfin il donne le conseil de renouveler les anciennes plantations devenues trop claires, en couchant en terre de jeunes branches en guise de scions3. Dans les Géoponiques il n’est plus question de semer les rosiers \ On conseille de transplanter les pieds tels quels avec leurs racines, ou, après les avoir arrachés, de les couper à la hauteur d’une palme, — nous retrouvons ici le procédé de Varron,
ricin per Favonium translata, pedalibus intcrvallis crcbroque circumfossa ».
1. « Hoc mense (februario) rosaria conseremus, quae suloo brevissimo aut scrobibus ponenda sunt, vel virgules, vel etiam scminc. » De re rustica, lib. III, cap. 21. Ailleurs (lib. XII, cap. 11), Palladius dit qu’on peut aussi planter les rosiers au mois de novembre, mais dans les terrains chauds.
2. « Si qua etiam sunt antiqua rosaria, hoc tempore circumfodiuntur sarculis vel dolabris, et ariditas universa reciditur. » De re rustica , lib. III, cap 21.
3. « N une et quae rara sunt possunt ducta virgarum propagine reparari ».
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38 LA ROSE DANS l’aNTIQUITÉ.
— et de planter pieds et racines à un intervalle d’une coudée.
Palladius ne s’est pas borné à donner des préceptes pour la culture de la rose, il a indiqué encore le moyen de conserver fraîches les roses en boutons!
On fend, dit-il, 1 un roseau vert sur son pied et on renferme les boutons dans sa cavité de façon que la fente puisse se rejoindre ; on coupe ensuite le roseau, quand on veut avoir des roses fraîches. Il y a aussi des personnes, ajoute-t-il, qui renferment des roses dans un pot non verni et bien bouché ; elles les conservent ainsi en les enterrant à l’air libre.
Ces précautions montrent le prix que les Romains attachaient à ces fleurs aimées et quel soin ils prenaient pour en avoir de fraîches.
Une préoccupation bien naturelle des jardiniers de Rome fut d’avoir des roses précoces ; Pline, quand il parle de cette fleur, a bien soin de mentionner quelles variétés fleurissent de bonne heure et les lieux qui les produisent. Telles étaient les roses de Campanie, celles de Carthagène surtout, « précoces, dit le naturaliste2, pendant tout l’hiver ». Pour en
xat to aùtwv èxtîesuxos, zaî xà xu.rju.axx ouxsûouaiv, i~ sy ovra x7.7.tJ- Xwv w; 7 xtj/uv. Geoponicorum sive de re rustica libri XX. Lipsiae, 1781, in-8. Lib. XI, cap. 18.
1. « Rosas nondum patefactas servabis, si in canna viridi stante lissa recludas, ita ut fissuram coirc patiaris : et co tempore cannam recidas, quo rosas virides habere volueris. Aliqui olla rudi conditas acbenc munitassub dio obruuntac reservant. » De agricultura, lib. VI, cap. 17.
2. « Hicmc tota praecox. » Hist. natur., lib. XXI. cap. Lu('i)- 5.
CULTURE DE LA ROSE DANS l’aNTIQUITÉ.
obtenir en tout pays cle semblables, on eut recours à un moyen ingénieux, niais qui peut nous paraître un peu primitif; Pline1 et Palladius 2 nous le font également connaître. On creusait une fosse d’un pied autour du rosier et on y versait deux fois par jour de l’eau chaude, au moment où les boutons commençaient à pousser. Dans les Géoponiques3, on conseille, ce qui est plus simple, de mettre les plants de rosiers dans des vases en terre ou des caisses4, et de les placer à l’abri du froid dans des endroits exposés au soleil. C’est ce qu’on faisait, d’après Columelle5, pour avoir des concombres hâtifs.
Il y a loin de ces procédés à nos serres chaudes, dont on a voulu6 retrouver l’idée dans un passage corrompu de Sénèque. Le philosophe ne fait allusion évidemment qu’a l’emploi des arrosages d’eau chaude, conseillés par Pline7. Il n’est pas davantage question
1. « Qui praecoccm faciunt, pcdali circa radicem scrobe aquam calidam infundunt, germinare incipicnte calyce. » Hist. natur ., lib. XXI, cap. 10(4), 6.
2. « Si rosam tcmperius habere volueris, duobus palmis ab ca gyrum fodics, et aqua calida bis rigabis in die. » Ibid.
3. Les Géoponiques préconisent aussi le procédé recommandé par Pline et Palladius, mais pour hâter la maturité des fruits.
4. Ta oe pooa rpcé'1'p.a yivetai cpuTeudp.Eva sv xs /.o pivote /.ai •/.ïcapLio'.;. Ibid.