Schatz, geb in Garten, Ein angenehmes Wort
Da sollst du warten. Und Rosen brechen
Da wollen wir sprechen An jenem Ort. Mittler, Ibid. Dans un autre lied, le poète invite sa dame à venir avec lui dans la prairie, où fleurissent de belles roses :
A cb Jungfrau ! wollt ihr mit ihm gan ?
Da \vo die schônen Rôslein stan,
Draussen auf jener Wiesen.
Gôrres, op. laud., p. 190.
Le même motif se rencontre également dans les vieilles chansons néerlandaises :
Ah ! jeune fille, voulez-vous venir avec moi? dit l’une d'elles1; je vous conduirai là où fleurissent les roses.
Trois roses qui se trouvent sur la même tige, — ce qu’on appelle en Allemagne un « roi des roses » (Rosenkônig), — étaient considérées comme le présage d’un mariage2; le présent de l’une d’elles avait dès lors une valeur toute particulière :
Si j’avais à faire trois souhaits, trois nobles souhaits, dit une chanson néerlandaise3, je me souhaiterais trois roses sur la même tige; j’en cueillerais une, je laisserais la seconde ; la troisième je la donnerais à l’amie que j’ai.
Ces trois roses sont parfois aussi représentées comme quelque chose de rare ou même d’impossible à trouver, surtout en hiver. C’est ainsi qu’au chevalier qui lui demande son amour une jeune fille répond qu’elle ne sera à lui que s’il lui apporte « trois roses, qui aient fleuri dans l’année, entre les
1 Och maechdelijn, wourli met mi gaen,
ic soude u leien daer rooskens staen.
Antwerpener Liederbuek, n° 61, 4.