Meier, Volkssagen, p. 202. ap. Ritter von Perger. p
5. Suivant une autre version, il ne s agit que d une seule rose.
porte h la jeune fille, qui sc met a pleurer*, u J’ai
« Si tu as dit ccs paroles en
Du bringst mir denn drei rosen, Die in dem jar gewachsen sein Zwischen fastnachten und ostern.
Und da das magdlein die rôslein ansach
père acheta la robe, mais il ne put sur tout le marché trouver les trois roses. Il s’en revenait tout attristé de n’avoir pu satisfaire au désir de sa douce et bonne fille, quand il passa devant un jardin rempli de rosiers et aperçut trois roses épanouies sur la tige de l’un d’eux; il s’empressa de les couper. Mais soudain un monstre apparut devant lui, le saisit et ne le laissa aller qu’il n'eût promis de lui donner sa fille comme épouse. Le père, effrayé, le promit et, laissé libre, revint chez lui avec les roses. Sa fille, qui ignorait à quelle condition il les avait obtenues, se réjouit beaucoup de les avoir. Tout paraissait oublié lorsque, à quelque temps de là, un char s’arrêta devant la maison; c’était la jeune fille qu’il venait chercher et elle partit au milieu des larmes des siens. Elle finit cependant par s’accoutumer à sa nouvelle existence et à la société du monstre, et un jour que celui-ci ne revint pas comme à l’ordinaire, elle se mit tout inquiète à sa recherche; elle le découvrit étendu sans vie près d’un étang; une violente douleur la saisit à cette vue; elle se baissa en versant d’abondantes larmes sur le mort; mais à peine l’eurent-elles touché qu’il revint à la vie sous la forme d’un beau jeune homme. L’amour avait levé le charme qui le tenait transformé.
Dans nos vieilles chansons il n’est point question de trois roses croissant sur la même tige, mais seu-
mais demandée pendant l’hiver. Paulus Cassel, lïose und Naclitigall, p. 1.
l-A 11 OS U AU MOYEN A OE.
lement de « trois Heurs d’amour », lesquelles néanmoins étaient sans doute des roses :
Hier au matin mi levai En notre jardin entrai,
Trois fleurs d’amour j’y trouvai,
Une en prins, deux en laissai,
A mon ami l’envoirai,
Qui sera joieux et g ay1.
Dans une variante de cette chanson, c’est l’ami qui trouve les roses, et de celles qu’il cueille il tresse une couronne pour son amie2 3 * :
Ung chapelet fait en ay ;
De trois rens le començay Et a quatre l’achevay A m’amye le donray En ceste nouvelle saison.
Les roses n’étaient pas seulement un gage d’affection ; elles étaient aussi regardées comme s’associant h la joie des amants dans leurs rencontres; un minnesaenger5 est allé jusqu’à dire qu’elles poussent de terre à la vue de l’ami qui presse son amie dans ses bras ; elles leur sourient du moins et s’associent à leur allégresse.
Comme la rose était le gage et l’emblème de