Die boum begonden krachen und der ritter nàcb neic
die rosen sêre lacben. .. Vil rôsen uz dein grase gienc,
Dô diu vrouwe nider seic dùlicp mitarmen liep enpkienc.
Ges. Abenteuer, vol. I, p. 461, v. 345-46, 349-50, 353-54.
l’amour, un poète a pu supposer qu’il était interdit aux moines de s’en parer :
Vert ne vermeil porterés,
Bouqués, roses ne marjolaines.
Il leur défend même de se reposer à l’ombre d’un rosier ou d’un églantier, ainsi que de prêter l’oreille aux chants du rossignol :
En printemps nouvellet,
Quant par boys ou champs passerés,
Des que orrez le rossignolet,
Vos vigilles des mors dires,
Et (que) jamais ne dormirés Soubs aubespins ou esglantiers,
Autre part tant que vous vouldrez,
Pourveu qu’il n'y ait des rosiers1.
En Allemagne, c’est aux vilains qu’il était interdit de se parer de roses, et un poète leur assigne en échange des couronnes d’orties, marque de dédain et de mépris :
Vilain, dit-il à un paysan arrogant2, laisse ces roses; elles ne sont pas pour toi ; c’est une couronne d’orties qu'il te convient de porter.
Kriemhild, dans une des rédactions du grand
1. L’amant rendu cordelier à l’observance d'amour, publ. par A. de Montaiglon. Paris, 1881, in-8, v. 1399-1400 et 1369-76.