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lioscngarten1 , fait dire aussi aux guerriers de Berne (ju ils pourraient bien emporter de Bourgogne une couronne d orties, au lieu de roses vermeilles.
Dans un de ses poèmes les plus gracieux, Christine de Pisan suppose que la déesse de Loyauté a été chargée par le dieu d’Amour d’établir un « ordre », destiné à prendre la défense des dames contre leurs détracteurs. Elle apparaît tout à coup au milieu d’une noble assemblée, réunie, le 14 février 1401, chez le duc d’Orléans, et offre aux assistants, de la part du dieu, des « roses odorables, blanches et vermeilles ». Ce sont les insignes de l’ordre nouveau, et chaque membre, avant de « prendre la jolie rose » qui lui revient, fait le vœu suivant :
A tousjours mais la bonne renommée Je garderay de dame en toute chose,
Ne par moy ja femme n’y ert diffamée :
Et pour ce prens je l'Ordre de la Rose2.
On comprend que la rose ait été choisie comme insigne d’un ordre supposé établi par le dieu d’Amour lui-même; ce qui est plus surprenant, c’est qu’elle ait aussi servi d’emblème de paix et d’amitié. Dans nos plus anciens poèmes, un rameau d’olivier