‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 257 sur 391 · Vers 43-44, vol. I, p · texte numérisé non relu

Vers 43-44, vol. I, p

J. A HOSE AU MOYEN ACE

Nos ancietis poètes sont restés fidèles à cette allégorie1 2; c’est, dit l’un d’eux de son amie,

La doulce fleur que mon cueur aime tant.

Je suis, chante un autre,

Je suis amoureulx d'une rouseL

L’imitation italienne du Roman de la Rose dans Il flore3 et les traductions qui furent faites de ce poème en anglais4 et en néerlandais5 portèrent bien an delà de nos frontières cette ingénieuse fiction ; on la rencontre dans toutes les littératures du moyen âge. La personne aimée est la « rose sur la bruvère » des minnesaenger allemands6; pour eux encore cc elle ressemble à un rosier » et « fleurit comme une rose7 ». « O toi, mon étoile du matin à son lever, ma fleur, ma rose », s’écrie Schionatulander, en parlant à son amie8.

1. Chansons du xve siècle, p. 78, n° 80, v. 3 ; p. 74, n° 76. v. 1.

2. Villon de même appelle son amie «m’amour marose»,n° lxxx, v. 1.

3. D’Ancona, Varietà storiche et letterarie. Milano, 1885, vol. II, p. 1-31 .

4. W.W.Skeat, Essays on Chaucer, Chauccr s Society , 1884, vol. V, p. 437-53.

5. Petit, Bibliographie der meddelnederlandsche Taalen Letterkunde . Leiden, 1888, n° 468, p. 72-73. Le traducteur néerlandais le plus célèbre du roman de la Rose fut Heinrike van Aken.

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