‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 259 sur 391 · Chanson de la Petite Russie · texte numérisé non relu

Chanson de la Petite Russie

LA HOSE AU MOYEN AGE

hongroise aussi la personne aimée est une rose. « Ma chère rose, que lais-tu ? » dit une vieille ballade1 2 3. Et dans une chanson populaire* :

Scarabée de mai, petit scarabée d'or, je ne te demande pas quand viendra l’été; dis-moi seulement, ma rose sera-t-elle à moi?

« O ma chère rose vermeille», dit aussi un poète grec à son amie8. Un autre4 5 l’appelle une « fleur charmante et une rose parfumée ». Pour un troisième c’est « une blanche petite rose », une « rose effeuillée, fleurette parmi les fleurs6 * ».

Quand la rose servait ainsi, dans la poésie du moyen âge, à personnifier la bien-aimée du poète, on pourrait s’attendre à ce que celui-ci y apparût, ainsi que dans la poésie persane, sous les traits du rossignol et à ce que les troubadours et les trou-

1 . Ballades et chansons populaires de la Hongrie , traduites par Jean de Néthy. Paris, 1891, in-18, Ballade n° XXVII.

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