Pallida ne Cilicum timeant pomaria brumarn
Mordeat et tenerum fortior aura nemus :
Ilibernis objecta notis specularia puros Admillunt soles et sine faece diem.
Epigr. lib. VIII, 14, v. 1-i.
CULTURE DU LA ROSE DANS l’aNTIQUITÉ.
les rayons du soleil ». S’il ne s’agit point encore là de serres chaudes, il faut y voir quelque chose d’analogue à nos châssis, ou même à nos serres froides.
Ces procédés étaient bien imparfaits ; ils permirent néanmoins aux Anciens d’avoir des roses bien avant ou après la saison qui les produit d’ordinaire, et ils les dispensèrent d’en faire venir des climats plus favorisés. Ce sont ces roses d’hiver, d’autant plus estimées qu’elles étaient plus rares1, dont parle Lucien2, contre la recherche desquelles Sénèque s’est élevé dans son penchant habituel à la déclamation, et que Martial a célébrées comme le triomphe de l’horticulture de son temps.
L’hiver, dit-il en s’adressant à Domitien dans une de ses épigrammes3, vous oll're, César, ses couronnes précoces ; la rose était autrefois la fleur du printemps, elle est maintenant la vôtre.
Dans une autre pièce de vers souvent citée, faisant allusion aux roses que les habitants de l’Egypte avaient envoyées à l’empereur à l’occasion de sa fête :