Dat festinatas, Cacsar, tibi brama coronas
Quondam veris crat, nunc tua facta rosa est.
Epigr. lib. XIII, 127, v. 1-2.
LA HOSE DANS l’aNTIQUITÉ
L’habitant des bords du Nil, s’écrie le flatteur de Domitien1, jaloux de vous faire sa cour, vous avait envoyé, César, des roses d’hiver, présent d'un genre tout nouveau. Mais on vit le nautonnier de Memphis rire des jardins de l’Egypte, quand il eut passé le seuil de votre ville : telle était la douceur des parfums du printemps et la beauté de Flore, tant on pouvait s'y croire dans la splendeur des bosquets de Peslum ! De quelque côté qu’il portât ses pas et ses regards, toutes les rues étaient éclatantes de roses tressées en couronnes. O Nil! puisque tes hivers sont forcés de céder aux hivers de Rome, envoie-nous tes moissons et accepte nos roses.
L’exaafération est ici manifeste ; mais ces vers de
Martial n’en sont pas moins un témoignage curieux et irrécusable des progrès qu’avait faits de son temps la culture des roses. Elle devait en faire encore de plus grands. Si l’on en croit les Géoponiques, les anciens horticulteurs seraient parvenus à avoir des roses toute l’année, en ayant soin de les transplan-